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Tet Vietnam

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Le lễ tết nguyên đán, plus généralement connu sous le nom abrégé de Tết (ou tết cả ), peut être traduit par la fête de la saison première de l’année . Il s’agit d’une fête comparable à celle du nouvel an occidental mais, ceci expliquant le décalage, dans un calendrier luni-solaire. Ce dernier comprend douze lunaisons (355 jours) et un mois intercalaire (tháng nhuận) ajouté tous les trois ans environ pour « rattraper » l’écart avec l’année solaire. Aujourd’hui, ce calendrier a aménagé des relations de compatibilité avec le calendrier grégorien mais traditionnellement il se référait au calendrier chinois qui commençait en 2637 avant notre comput. Ainsi 2005 correspondrait à 4642 mais en réalité des modifications ayant été apportées au cours de l’histoire, les Chinois estiment qu’ils sont en 4702, quelques uns estiment 4703. La question préliminaire à tous ces différends tient à la considération du point de départ, c’est à dire à la première année du règne de l’Empereur Jaune, Huángdì, 黄帝, (Hoàng Đế en vietnamien) souverain mythique (?) considéré comme l’un des fondateurs de la civilisation chinoise. Quoi qu’il en soit la Chine a aussi adopté le calendrier grégorien en 1912. Pour 2005, la nouvelle année commence le 9ème jour du 2ème mois (nouvelle lune de février), l’équivalent vietnamien s’exprimant comme ngày 1 tháng 1 năm 2005.

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En parallèle avec la tradition chinoise, chaque année s’inscrit dans un calendrier classificatoire marqué par des animaux et par des éléments. La complexité apparente de cette classification tient au fait qu’il y a douze animaux et cinq éléments (bois, feu, terre, métal, eau), éléments qui sont doublés suite à une déclinaison bi-polaire, ainsi en vietnamien : eau naturelle et eau d’usage, feu allumé et feu latent, bois en général et bois allumé, métal en général et métal façonné, terre inculte et terre cultivée. Ces différences font que cette nouvelle année est l’ère du coq de bois pour les Chinois alors qu’il s’agit du coq d’eau d’usage pour les Vietnamiens, ất dậu, signifié par 乙酉. Les caractères précédents sont bien compris en cette circonstance comme coq de bois (CH) ou coq d’eau d’usage (VN) mais à vrai dire ils ne représentent pas les animaux et les éléments concernés. En effet, en sino-vietnamien, le coq ou la poule habituels s’écrivent 鷄 et se disent kê (gà en VN et jī en CH). 乙 représente en réalité le 2ème des 10 troncs célestes (thập cạn) et 酉 est le 10ème des 12 rameaux terrestres (thập nhị chi) , étant entendu que ces différents rameaux sont symbolisés par des animaux et par des éléments.

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Il est inexact et dommageable de nommer astrologie cette classification : il ne s’agit en aucune manière d’influences astrales mais de correspondances de certaines qualités avec certains états. En termes plus savants, on a pu parler de correspondances micro-macrocosmiques. L’univers se conçoit à l’aide d’un modèle théorique composé de cinq parties comprenant chacune une forme possible de la totalité des états et des objets du monde : par exemple sont associés des saisons, des astres, des couleurs, des organes, des climats, des saveurs, des éléments, des animaux, des végétaux etc.
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LE DÉROULEMENT DU TẾT NGUYÊN ĐÁN
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A/ LE CULTE DU GÉNIE DU FOYER : CÚNG ÔNG TÁO
Le Tết lui-même débute réellement à la mi-nuit séparant le dernier jour lunaire du premier jour du premier mois mais en réalité les préliminaires commencent 7 jours plus tôt, le 23ème jour du 12ème et dernier mois lunaire. Ce jour là a lieu le culte du génie du Foyer, Táo Quân, 竈君, dont le moment fondamental est son départ pour le Ciel. Selon son nom plus familier, Ông Táo, tel un comptable, va faire un rapport de la vie de la maison au fameux Empereur de Jade, divinité centrale du taoïsme, que les Vietnamiens nomment Ngọc Hoàng 玉 皇 et plus communément ông Trời (Monsieur le Ciel). Ce rapport modifie le destin, prolonge ou abrège la vie selon les mérites. Cette absence durera six jours, le génie retournant précisément dans les foyers dans la nuit séparant l’ancienne et la nouvelle année, au moment du giao thừa (voir plus loin). Comme le rappelle l’écrivain Hữu Ngọc le temps de ces fêtes est d’abord celui d’un « peuple de paysans attaché depuis des millénaires à la terre [..] dans le rythme des saisons, il marque un temps de pause durant lequel la rizière et le cultivateur goûtent la joie du repos complet après douze lunes de travail. » Cette semaine sans génie, « où rien ne se passe », symbolise aussi le temps « mort » de l’hiver, le dernier repli avant le réveil. D’une certaine manière, ce départ du génie représente une forme de vacance de la conscience morale ou pour le moins d’une partie de celle-ci.
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Ông Táo, bien que souvent représenté comme une figure unique, est en réalité une triade dont la légende est connue de tous les Vietnamiens. Il en existe plusieurs versions mais la structure commune peut se résumer ainsi : une nécessité (pauvreté – maladie etc.) conduit un couple à se séparer, l’un des deux part et erre suffisamment longtemps pour que l’épouse se pense libre et se remarie. Un jour, par hasard, l’épouse et son premier mari se retrouvent, pour l’un et l’autre il s’agit d’un grand choc entraînant en cascade les morts (par accidents ou suicides) du premier mari, de la femme, du second mari. Le feu est le plus souvent l’instrument de la mort. Le Souverain du Ciel, ému de ces sacrifices, leur conféra alors une unité posthume en les déclarant génies du Foyer. Les éléments de cette triade sont relativement variables : Ông Táo est aussi parfois nommé Thổ Công 土公 glissant ainsi de génie de la cuisine à génie du sol ou de la terre mais il est alors pratiquement superposable à l’autre génie de la triade, Thổ địa 土地, génie du sol (en chinois 土地 tǔdì est encore la terre, le sol) et cela est sans compter sur leur compagne (et épouse) Thổ kỳ, elle aussi génie de la terre. Cette histoire se matérialise dans la présence des trois pierres ou briques servant de support au feu de la cuisine. Cette cérémonie au génie du Foyer est en grande partie organisée autour du départ de Ông Táo pour le Ciel. Ainsi à cette occasion on lui sacrifiera une carpe (cá chép) devant lui servir de moyen de transport pour son voyage, carpe qui dans certaines légendes se transforme en dragon lors d’un passage particulier entre la Terre et le Ciel . Une tradition offre même deux carpes, une pour l’aller et une autre pour le retour. Il en est de même de leurs destins : lâchées dans la rivière après la cérémonie ou bien préparées et placées sur l’autel. Sur ce dernier, on peut aussi trouver le nécessaire à un voyageur : provisions de bouche, argent et or (fictifs), vêtements en papier dont trois chapeaux emboîtés avec des « ailes de libellule » (rappel de cette trinité de génies), une paire de bottes mais, fait curieux et sans explication connue, sans pantalon. C’est ce que rappelle ce précepte : « Đội mũ, đi hia, chẳng mặc quần. » ( Porter le chapeau, mettre les souliers, mais pas de pantalon.). Il arrive que « la monture carpe » soit secondée, voire remplacée par une cigogne, Cò bay, ou par un cheval rapide, Ngựa chạy.
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La fête du Táo Quân inaugure véritablement cette semaine de préparatifs au Tết :
« Les activités battent son plein à partir du 23 lunaire. Dans les rues principales de chaque ville, s’installent des marchés où on y vend des pastèques, des fruits confis, des légumes, de l’épicerie, des vêtements pour enfants, des pétards au mètre et surtout des fleurs vendues en conteneur (chrysanthème, dahlia, rosier, kum quat..) sans oublier les branches de prunus ou d’abricotier jaune en fleur. Par tradition, les gens du Nord fleurissent leur intérieur avec des branches de prunus, anh đào, de couleur rouge ou rose et les gens du Sud et du Centre avec une variété d’abricotier jaune appelé mai (abricotier) ou blanche, bạch mai ( bạch = trắng = blanche) ou quelquefois avec des branches de prunus de Đạ Lạt. »
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Parmi les branches de fruitiers en fleurs, une place particulière peut être donnée à la branche de pêcher. En effet, au-delà des aspects esthétique et symbolique du renouveau, le pêcher est au cœur d’une constellation imaginaire particulièrement riche. Son fruit est un symbole classique de longévité que l’on retrouve dans les représentations imagées de la fameuse triade phúc, lộc, thọ, dans laquelle le vieillard au front bombé représentant la longévité tient une pêche mais il était bien connu autrefois que « chaque maison devait apposer contre sa porte deux planchettes de pêcher sur lesquelles seraient dessinées les ../images terrifiantes des génies Thần dô ( plus souvent appelé Thần trà : 神茶 ) et Uất lũy 鬱 壘 : ces planchettes s’appelaient đào phù (le talisman en bois de pêcher).» Thần trà et Uất lũy étaient deux frères « chasseurs de démons » qui résidaient avec leurs troupes sous un pêcher du mont Độ sóc. Ils avaient la capacité magique de voir les démons même en plein jour, de pouvoir attacher les plus dangereux avec des liens en jonc et de les donner à des tigres afin que ces derniers les dévorent. « Le Ciel leur confia la mission de se poster devant les maisons, principalement au moment du Tết, et d’arrêter au passage les démons qui se présenteraient. Ils étaient si redoutés de ceux-ci qu’il suffisait de représenter l’image de ces génies avec des traits grimaçants sur des feuilles de papier rouge pour que les indésirables démons à cette vue prissent peur à jamais ! » Les planchettes de pêcher originelles auraient donc été ensuite remplacées par des bandes de papier, coutume inscrite vraisemblablement dans le cadre plus général des usages de l’écriture sous forme de sentences, talismans, ../images protectrices et/ou attirant la chance, le bonheur etc. La période du Tết voit une véritable explosion de ces usages.

Dans quelques régions, mais surtout dans les campagnes, cette semaine de préparatifs au Tết inaugurée par la fête du Táo Quân s’achève le 30e jour du dernier mois lunaire par l’érection devant les maisons d’une grande perche de bambou, le cây nêu : « .. on coupe un grand bambou pour en faire un mât; on tresse trois touffes de chaume et on attache des sapèques de papier doré. Ou bien on fixe à la porte cochère une branche de banian et des feuilles d’ananas. On saupoudre également la cour d’entrée de chaux en poudre, avec laquelle on dessine un échiquier, un arc, une arbalète etc. tout cela dans le but d’éloigner les démons de crainte qu’ils ne viennent nous créer des ennuis. » Cette édification supporte quelques variations. Ainsi on peut juxtaposer à la description précédente de M. Phan Kế Bính celle de M. Huynh-van-Pham : « A son extrémité flexible, où adhèrent encore quelques feuilles, est attaché un cerceau auquel sont accrochés, par des ficelles, des morceaux d’étoffe rouge, une touffe de plumes de coq, une lanterne en papier qu’on allume à la tombée de la nuit, des carpes et des Khanh en faïence. » Les khanh sont de petites plaques qui constituent un des attributs de la religion bouddhiste. Il ne fait guère de doutes que l’interprétation consistant à penser que le cây nêu vise à éloigner les mauvaises influences soit adéquate mais, comme le soutient Nguyễn Văn Huyên, cette perche de bambou sert de repère pour le retour imminent des ancêtres et vraisemblablement encore pour celui du génie du foyer Ông Táo. Il existe enfin une légende bouddhiste dans laquelle le cây nêu apparaît comme une prescription du Bouddha suite à un épisode singulier entre lui et des démons. Dans cette histoire Bouddha considérant la misère des Vietnamiens leur rendit visite; A peine posa-t-il le pied sur le sol du Việt Nam que les démons l’encerclèrent et l’empêchèrent d’avancer. Il déclara vouloir acheter une parcelle de terre. Devant leur refus, le Bouddha fit surgir quantité de richesses, or, bijoux, diamants, et proposa d’acheter avec tout cela ce que recouvrirait sa tunique. Les démons trouvèrent intéressant le marché et l’acceptèrent mais grande fut leur déconvenue lorsqu’ils s’aperçurent que les pouvoirs de Bouddha permirent à sa tunique de s’étendre indéfiniment vers les horizons. Les démons durent tenir leur promesse pendant que Bouddha assura sa protection aux Vietnamiens mais leur demanda de planter chaque année une perche de bambou comme marque de son pouvoir et de sa protection au moment où ils recevraient leurs ancêtres et célèbreraient le retour du génie du foyer. Ce serait là une interprétation bouddhiste de l’existence du cây nêu venant historiquement recouvrir des pratiques plus anciennes. Généralement le cây nêu restera érigé une semaine. Avec la plantation de la perche de bambou, nous sommes arrivés à la veille du Tết ; les maisons ont été nettoyées, les sentences sont accrochées, les pétards, les cadeaux et les victuailles ont été achetées, tout est prêt pour commencer la veillée, recevoir les ancêtres et entrer dans la nouvelle année.
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B/ LA VEILLÉE DU NOUVEL AN : CÚNG GIAO THỪA ET TRỪ TỊCH
La dernière nuit de l’année est donc un moment privilégié. Par le Cúng ông Bà ou cérémonie aux ancêtres, ces derniers sont invités à réintégrer la maison (rước ông bà ông vải) pour quelques jours, aujourd’hui 3 ou 4, autrefois souvent 7. Des repas seront partagés avec eux jusqu’à la cérémonie de leur départ (tiễn ông bà ông vải), en même temps d’ailleurs que la descente, hạ nêu, de la perche de bambou dont nous venons de parler. Vient ensuite un moment particulier, celui du passage de l’heure du cochon [giờ hợi] à l’heure du rat [giờ tý ], c’est à dire minuit. C’est l’heure de la passation du pouvoir de l’un des 12 génies dits Hành Khiến 行遣 ou Hành Khiển à un autre.

A notre connaissance, les études les concernant sont rares (tout au moins en français) et la plupart des écrits se limitent à mentionner que ces génies se relayent chaque année pour nous protéger et superviser les affaires humaines. Les descriptions font penser à une sorte de comité ministériel céleste chargé de mettre de l’ordre. C’est en tout cas la fête de cette passation de pouvoir que l’on nomme Giao Thừa, fête solennelle, riche en nourriture comme en bruits de pétards et de tambours. Phan Kế Bính (déjà cité) rapporte que « Chaque fois que revenait ce jour, 120 enfants de neuf à dix ans, vêtus d’habits noirs et coiffés de chapeaux rouges parcouraient les rues en battant du tambour pour chasser les démons, d’où le nom de trừ tịch. ». On peut se donner une idée de ce « vacarme » par l’expression, Trống kêu ran như trống giao thừa, soit, des roulements de tambours comparables à ceux du giao thừa.
Dans trừ tịch, on sait que tịch veut dire la nuit mais l’expression elle-même a reçu beaucoup d’interprétations. L’écriture en caractères nôm apporte un élément de débat car on sait qu’il s’agit de 除夕, encore utilisée en chinois pour désigner  » la veille du nouvel an  » ( chúxī en pinyin) et dont le premier terme, 除, signifie retrancher, écarter, évincer etc., c’est à dire un champ sémantique qui paraît soutenir l’interprétation de Phan Kế Bính ; chasser les démons et chasser cette nuit pouvant être tenus comme équivalents.

Quoi qu’il en soit, à partir du Cúng giao thừa, il s’agit d’accueillir le premier matin du premier jour de la nouvelle année dans les conditions les plus favorables. Comme le notait Léopold Cadière, « .. un grand nombre de coutumes [..] se rattachent à la croyance au may xưa, littéralement « la chance du début », « l’heureux commencement ».» Cela est encore plus vrai pour le Tết, commencement du commencement ; d’une manière générale on peut saisir le sens de la plupart des coutumes si l’on garde à l’esprit une idée clé : tout ce qui arrive ce jour-là inaugure de ce qui pourra arriver toute l’année. Ainsi sont expliquées des choses aussi différentes que l’importance de la bienveillance des ancêtres, le rite du premier à franchir le seuil de la maison assorti de l’interdiction de faire entrer ceux qui ne seraient pas bons, riches, en bonne santé, les vœux de longévité pour les personnes âgées, la distribution des cadeaux aux enfants, toutes les cérémonies « d’ouverture » dans lesquelles peuvent s’inclure aussi bien l’ouverture des boutiques que la cérémonie de l’activation du sol, động – thồ. Le forgeron sacrifiera au génie qui le protège avant d’utiliser sa forge, le paysan au génie qui veille sur son buffle, les briquetiers n’allumeront leurs fours qu’après avoir sacrifié à leur « patron » protecteur etc. Pour les mêmes raisons, on s’abstiendra de dépenser, de couper avec un couteau, de balayer la maison ou plus exactement de jeter les ordures.
Ce dernier interdit est particulièrement connu comme la légende qui le justifie. A vrai dire cette légende supporte de nombreuses variantes. Le Sưu thần ký, ouvrage du IVe siècle raconte qu’un dénommé Âu minh assis au bord du lac Thanh Thảo se plaignait de sa misère lorsque le génie du lac lui offrit un petit animal mascotte appelé Hậu. De ce jour, la situation de Âu minh changea radicalement, il devint riche. Mais un jour de tết, il faillit écraser Hậu qui se cacha alors dans un tas d’ordures et pour le malheur de Âu minh, sa mascotte disparut avec celui-ci. Dans une autre version l’animal serait une servante et dans une autre encore un petit singe. Une autre variante ou plutôt une autre structure légendaire est rapportée par un autre livre, le Phong thổ ký. Là, une ménagère nommée Bí Tiêu travaillait au Ciel. Elle était précisément chargée des cuisines célestes. Sa gourmandise la conduisait à goûter largement dans tous les plats et c’est ce qui entraîna sa « mise à pied » et son exil sur terre où elle fût contrainte à s’incarner dans un balai ( thần chổi ). Son travail incessant la rendit si malheureuse que le Ciel finit par en tenir compte et lui accorda de se reposer lors du Tết.
En complément de ces légendes, Chuong – Dac – Long (déjà cité en Note 4) relate la devinette suivante connue des enfants vietnamiens : « Trong nhà có một bà hay la liếm », ce qui peut se comprendre comme « Quelle est la personne qui dans une maison chaparde tout ce qu’elle voit ? », la réponse étant le balai.

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